Conclusion (extraits)

Une sorte de course de vitesse est engagée entre des expérimentations urbaines novatrices et les tentatives diverses de normalisation – juridique, économique, culturelle, financière, fiscale – déployées à l’échelle planétaire. D’un côté, ces villes qui inventent, parfois avec bonheur, parfois avec moins de succès ; de l’autre, les ratios et les règles imposés par le FMI, la Banque Mondiale, les agences de notations ou l’Organisation Mondiale du Commerce.

La proposition de « repenser par les territoires » qui a ouvert le premier chapitre de ce livre est donc tout sauf anodine. Elle implique une remise en cause radicale d’un mode de pensée, dominé depuis les Lumières par le paradigme du Progrès universel ; un Progrès qui serait d’abord pensé au sommet des Etats et des Institutions Internationales, puis appliqué progressivement à tous les échelons, jusque dans les plus humbles villages.

Ce qui se joue avec les villes ne concerne pas seulement l’économie, la vie en société, ou la gestion des ressources, mais, de façon plus générale, notre capacité à refonder une pensées politique, c'est-à-dire une vision à la fois ambitieuse et réalisable d'une société meilleure.

 

 

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